samedi 4 mars 2017

Quelques violettes

En traversant mon jardin entre deux averses, j'ai pris aujourd'hui cette photo...


Elle me fait penser aux vers qu'Ovide consacrait à l'arrivée du printemps à Tomes, la ville où l'empereur Auguste l'avait exilé, sur l'emplacement de la moderne Constanţa, en Roumanie, sur les rives de la mer Noire.


Voici que filles et garçons cueillent joyeusement
            La violette des champs, qui pousse toute seule ;
Les prés se couvrent d’un duvet de fleurs multicolores
            Et l’oiseau chante instinctivement le printemps.
L’hirondelle ne veut plus passer pour mauvaise mère
            Et construit sous la poutre un petit nid caché ;
L’herbe, que les sillons de Cérès recouvraient,
            Sort en pointant sa tendre tige hors de la terre...

 

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