mercredi 25 novembre 2020

Ovidius Mus bis

Vous avez été nombreux à apprécier la qualité des personnages, l'agrément du récit et l'originalité du traitement... Je vous fais donc partager un nouvel épisode des Métamorphoses, revues à sa façon par Jocelyn Demuth (http://www.latinahilara.com/about-me.html).

Aujourd'hui, ce sera donc l'histoire de Philémon et Baucis.

Bonne lecture.











mardi 17 novembre 2020

Pour vos cadeaux...

Sans doute avez-vous déjà eu en main un des ces beaux livres si richement illustrés édités par Diane de Selliers. Figurent, entre autres, au catalogue l'Iliade et l'Odyssée, le Décaméron, Don Quichotte et... les Métamorphoses, traduites par Georges Lafaye et illustrées par la peinture baroque.

https://editionsdianedeselliers.com/livre/la-collection/les-metamorphoses-dovide/

Voilà une idée cadeau qui devrait faire des heureux...

Si vous voulez faire plus ample connaissance avec cette éditrice, je vous invite à écouter sur France Musique l'émission "Musique émoi" que Priscille Lafitte lui consacrait dimanche dernier.

Il y est question (à partir de la 50e minute) des Métamorphoses, celles d'Ovide et celles de Benjamin Britten...

Bonne écoute !

https://www.francemusique.fr/emissions/musique-emoi/diane-de-selliers-editrice-88731 





mercredi 11 novembre 2020

Devant le casino désert...

Je vous propose aujourd'hui une balade à Constantza, la ville roumaine qui, du temps où Ovide y était exilé, se nommait Tomes.

Sans doute a-t-il marché sur la plage en surplomb de laquelle a été bâti, à la fin du XIXe siècle, un superbe casino, qui devait contribuer à faire de cette ville portuaire une station balnéaire prisée.


Voici ce que nous en apprend le site  https://www.urbexery.com/album/cazino/

Je vous livre l'article en "brut de traduction" ; vous retoucherez ce qui doit l'être...

"L'ancien #Cazino abandonné en #Roumanie a été construit en #1880, il a été conçu pour être un club et un centre communautaire pour les élites et les réseaux sociaux de classe supérieure prêts à dépenser. La version la plus moderne du Casino a été en service pendant 38 ans, avec interruption due aux deux guerres mondiales, attaquées et bombardées par les troupes bulgares et allemandes pendant la Première Guerre mondiale, ravagées pendant la Deuxième Guerre mondiale et, à un moment donné, agi en tant qu'hôpital de guerre de fortune. En 1948, il a été repris par le gouvernement communiste devenu une maison de la culture. Les dernières réparations majeures ont eu lieu en 1986-1988, et le bâtiment a été abandonné pendant longtemps, chanceux de lire que les travaux de rénovation ont commencé et hâte de voir cet incroyable bâtiment dans un nouvel éclat. "

L'extérieur est bien connu de tous ceux qui ont été à Constantza ; mais l'intérieur ?...

Je vous le fais découvrir sans plus tarder, mais non sans remercier Aline, une amie d'Ovide, pour sa publication sur FB. Et vous suggère ceci en accompagnement musical : https://www.youtube.com/watch?v=hogvxyBHJZQ

 











dimanche 8 novembre 2020

Ovidius Mus

 Eh oui, chères et chers amis d'Ovide !... Vous avez bien lu : "Ovide la Souris" et non "Ovide le Nez"...

Tel est le titre d'une charmante adaptation de quelques fables pour un public de jeunes lecteurs que nous devons à la latiniste Jocelyn Demuth. Je vous en propose ici un extrait : la fable de Pyrame et Thisbé.

Merci à Marie, une grande amie d'Ovide, de m'avoir prêté son exemplaire personnel d'Ovidius Mus...

 

Bonne lecture !













Et si vous souhaitez en savoir davantage sur Jocelyn Demuth, suivez le lien :

http://www.latinahilara.com

jeudi 22 octobre 2020

Ovide en Pléiade

Je vous l'accorde, chers amis, Ovide ne figurera pas seul dans ce nouvel exemplaire de la Bibliothèque de La Pléiade. Mais, bien sûr, il y figurera. Ainsi que Rimbaud, Baudelaire ou ... Pascal Quignard !

Vous voulez en savoir plus ? Voici...

Anthologie bilingue de la poésie latine

Trad. du latin par Andre Daviault, Jeanne Dion, Sylvain Durand, Yves Hersant, Philippe Heuzé, René Martin, Jackie Pigeaud et Étienne Wolff (1957...). Édition de Philippe Heuzé avec la collaboration d'Andre Daviault, Sylvain Durand, Yves Hersant, René Martin et Étienne Wolff (1957...)

Release on 22 Octobre 2020
Bibliothèque de la Pléiade, n° 652
Achevé d'imprimer le 17 Septembre 2020
1920 pages, rel. Peau, 105 x 170 mm 

Le latin survit à la chute de Rome. Il demeure pendant un millénaire (au moins) la langue de la philosophie, de la religion, du droit, des sciences, de la poésie. Ce livre célèbre la rencontre de la poésie et du latin, sur plus de deux mille ans. Il propose des poèmes de Lucrèce et d’Érasme, de Virgile et de Pétrarque, d’Ovide et de Politien, de Thomas d’Aquin et de Pascal Quignard. Le temps passe, la langue évolue peu. Le Moyen Âge invente de nouveaux systèmes rythmiques, la rime apparaît, la métrique classique ne disparaît pas. Quand il compose Ver erat..., l’élève Rimbaud utilise le mètre qui règne en latin depuis deux mille ans, l’hexamètre dactylique. Les premiers vers de l’œuvre poétique qui va tout emporter sont un condensé de l’héritage latin.
Rien de tout cela n’eût existé si le latin n’avait été que la langue d’un passé aboli. C’est une langue faite pour la poésie. Sa douceur, sa musique, dulcedo et sonoritas, enchantaient le jeune Pétrarque avant même qu’il ne la comprenne. Sa souplesse favorise le libre jeu des mots dans le vers, qui deviendra la marque du parler poétique. « Dans certaines langues, il n’est même pas possible de vouloir ce qui a été réalisé ici », déclare Nietzsche parlant d’Horace. Beau défi lancé aux traducteurs. Il s’ajoute à d’autres : bien des poèmes ne sont pas datables, et nous ne savons rien de bon nombre d’auteurs. Mais l’essentiel est ailleurs, dans le pouvoir qu’a la poésie de faire basculer le langage vers autre chose que la simple signification. Un archéologue n’a que faire d’un objet non situé. Un poème sans date, dont l’auteur n’est qu’un nom, si sa beauté nous transporte, que perd-il ?

Textes de Plaute, Térence, Cicéron, Lucrèce, Catulle, Virgile, Horace, Tibulle, Properce, Ovide, Sénèque, Lucain, Pétrone, Martial, Stace, Juvénal, Priapées anonymes, choix d’épitaphes ; les poètes païens des IIIe et IVe siècles, dont Ausone et Claudien ; les poètes chrétiens de l’Antiquité et du Moyen Âge, Lactance, Hilaire de Poitiers, Ambroise de Milan, Prudence, Sidoine Apollinaire, Boèce, Venance Fortunat, Paul Diacre, Alcuin, Raban Maur, Adalbéron de Laon, Fulbert de Chartres, Pierre le Vénérable, Geoffroy de Monmouth, Alain de Lille, Hélinand de Froidmond ou Thomas d’Aquin ; des hymnes liturgiques, dont le Salve Regina, les poèmes satiriques, moraux ou religieux des Carmina burana, la poésie érotique du Chansonnier de Ripoll ; les poètes de l’humanisme et de la Renaissance, notamment Pétrarque, Boccace, Politien, Érasme, Bembo, l’Arioste, Scaliger ou Giordano Bruno ; les Français Théodore de Bèze ou Joachim Du Bellay ; les Anglais Thomas More ou John Owen ; puis Baudelaire, Rimbaud, Giovanni Pascoli et Pascal Quignard.

Liste non exhaustive

                             

Si vous souhaitez feuilleter le livre, cliquez ici :

http://www.la-pleiade.fr/Catalogue/GALLIMARD/Bibliotheque-de-la-Pleiade/Anthologie-bilingue-de-la-poesie-latine#feuilleteur 

Et si vous souhaitez l'acheter, préparez-vous à soulager votre tirelire de 69,00 euros...

Un beau cadeau à faire ou à se faire...

mardi 6 octobre 2020

Excessive Writing

Si vous lisez l'allemand, vous aurez sûrement plaisir à découvrir l'ouvrage que me signale Paul, un grand ami d'Ovide, et dont voici les références :

Der vorliegende Band unterzieht Ovids Verbannung nach Tomis mit all ihren Konsequenzen für sein Werk und dessen Deutung einer umfassenden Analyse. Dabei wird auch danach gefragt, welche generischen und poetologischen, welche ästhetischen und psychologischen, welche sozialen und politischen Dimensionen Ovid in seinen im Exil entstandenen Texten verhandelt und wie sich das in den verschiedenen Phasen der Rezeption seiner Werke niederschlägt.

Die Beiträge eint der Versuch, Ovids spezifische (Schreib-)Situation in aktuelle Debatten über das Thema ‚Exil‘ einzuordnen und die Exilliteratur als eine radikale Form des Schreibens, als 'Exzessive Writing', zu begreifen. 

 

Et si vous ne lisez pas l'allemand, sachez qu'on y trouve aussi des contributions en français (Jacqueline Fabre-Serris), en italien et en anglais...

 

dimanche 4 octobre 2020

Actes du colloque "Présences ovidiennes"

Vous vous rappelez sûrement qu'un colloque international consacré à Ovide a eu lieu les 8, 9 et 10 novembre 2018 à Clermont-Ferrand à l'initiative d'Hélène Vial et de Rémy Poignault.

Eh bien sachez que les très riches communications de ces trois jours sont désormais disponibles : les actes du colloque sortiront incessamment des presses de l'imprimeur.

N'attendez donc pas pour passer commande !

                             

Collection CAESARODUNUM LII-LIII bis

PRÉSENCES OVIDIENNES

textes réunis par

Rémy POIGNAULT et Hélène VIAL

***

CLERMONT-FERRAND

Centre de Recherches A. Piganiol- Présence de l’Antiquité

2020

 


SOMMAIRE

Rémy POIGNAULT, Hélène VIAL : Ovidius in aeternum ?

Gianpiero ROSATI, Ovidio, il poeta antico della modernità.

I. De la traduction à la création

A) Traduire Ovide aujourd’hui

Isabelle JOUTEUR, Traduire les Héroïdes d’Ovide aujourd’hui : poésie des lettres d’amour - Jean-Luc LÉVRIER, Dans l’atelier du traducteur. Traduire Ovide aujourd’hui : l’exemple des Tristia, III, 3, 73-76.

B) Traduire, réécrire, réinventer

Stefania CERRITO, La métamorphose et son exégèse dans les rédactions brugeoises de l’Ovide moralisé en prose - Hélène CASANOVA-ROBIN, Interpretatio nominis, d’Ovide à Giovanni Pontano - Claire PAULIAN, La traduction des Métamorphoses par A. Golding chez G. Josipovici : lecture post-coloniale d’une traduction fondatrice.

C) Citer, commenter, critiquer

Gianmarco BIANCHINI et Gian Luca GREGORI, La réception épigraphique d’Ovide à Pompéi : CIL, IV 1595 = CLE 927 - Frank COULSON, The Figure of Medea in the Vulgate Commentary - Simone GIBERTINI, Les traces d’un lecteur ovidien inconnu du XVe siècle dans les marges du Codex Traguriensis (Paris, B. N. F., Latin 7989).

II. Réceptions littéraires de l’oeuvre ovidienne

A) L’Antiquité classique

Giovanni ZAGO, Echi di Ovidio nelle favole di Fedro - Francesca ECONIMO, L’Ipsipile di Stazio e la rilettura di Ov. Her. 6 : un gioco di triangolazione - Eleonora TOLA, Le bois de Némée chez Stace au miroir d’Ovide : aspects stylistiques d’une réécriture à plusieurs strates - Giuseppe RUSSO, Ovide chez Martial, entre poésie érotique et polémique littéraire.

B) L’Antiquité tardive

Marco ONORATO, La parola e il silenzio. Echi dell’ultimo Ovidio in un dittico paratestuale sidoniano – Luciana FURBETTA, Les multiples formes de la mémoire d’Ovide en Gaule du Ve au VIe siècle : enquête sur la présence et l’exploitation du modèle ovidien - Giampiero SCAFOGLIO, La présence d’Ovide dans la poésie d’Ausone – Jacques ELFASSI, Ovide chez Isidore de Séville.

C) Présence d’Ovide du XVIIe siècle à nos jours

Maurizio BUSCA, La constitution d’un répertoire de sujets « ovidiens » dans la tragédie française de la Renaissance au XVIIe siècle - Daniel-Henri PAGEAUX, Un journal apocryphe d’Ovide : Dieu est né en exil, roman de Vintila Horia - Franck COLLIN, Ovide réinvesti par Pascal Quignard : une poématique engagée dans le devenir - Baptiste RABSKI, Polémiques sur le praeceptor amoris : la réception française d’Ovide à travers la question de la représentation des femmes. Féminismes, libertinage et séduction à la française.

D) Le destin littéraire de grandes figures ovidiennes au fil des siècles

Cristina NOACCO, L’amour, la mûre et la mort. Résurgences littéraires du mythe de Pyrame et Thisbé (XIIe-XVIIe siècles) - Alessandra ROMEO, Le parole di Euridice : echi antichi e moderni di un motivo del mito orfico.

III. Ovide dans les arts figurés

Annie REGOND, Présences ovidiennes dans les châteaux d’Auvergne - Stefano GRAZZINI, La « Gigantomachie » d’Ovide dans les exégèses et dans les productions artistiques au Moyen Âge et à la Renaissance - Séverine CLÉMENT-TARANTINO, Les cabinets de Bailleul ornés de scènes mythologiques ou le triomphe d’Ovide.

Résumés

Index

 

BON DE COMMANDE à renvoyer au Centre A. Piganiol – Présence de l’Antiquité,

2, rue Abbé Girard, F-63 300 CLERMONT-FERRAND remy.poignault1@orange.fr

Je soussigné,

NOM et prénom …………………………………………………………………………………………….....…..

Ou INSTITUTION

Adresse …………………………………………………………………………….………………………………

vous prie de noter ma commande pour … exemplaire(s) de Caesarodunum LII-LIII bis, 2020, Présences ovidiennes ISBN : 978-2-900479-23-0, 545 p., ill. et de me le(s) faire parvenir.

 

Ci-joint la somme de … x 70 € + 8, 95 € pour frais de port en chèque bancaire, chèque postal (CCP 2393 10 D Nantes) ou virement international libellé au nom du Centre de recherches A. Piganiol-Présence de l’Antiquité.

IBAN FR 05 20041 01011 0239310D032 74 BIC : PSSTFRPPNTE

 

 

mardi 22 septembre 2020

Les Métamorphoses au Livre de Poche

Vous avez aimé la traduction des Métamorphoses de Marie Cosnay publiée en 2017 aux éditions de l'Ogre ? Eh bien la revoici, métamorphosée au format de poche et au Livre de Poche. Et enrichie d'une préface d'Hélène Vial, la grande spécialiste - et grande amie - d'Ovide que l'on sait. Une raison de plus de se procurer le livre...

 


"Œuvre majeure de la littérature mondiale, Les Métamorphoses rassemble en près de 12 000 vers le récit des métamorphoses des dieux et des héros, depuis le chaos originel jusqu’à la mort de Jules César. Ovide pioche dans l’immense répertoire des mythologies grecques et romaines et recompose sa propre épopée pour raconter le monde : Icare trop près du Soleil se brûlant les ailes ; Daphné se transformant en laurier pour fuir Apollon ; Orphée descendant aux Enfers pour retrouver sa femme Eurydice… Ces histoires mythiques irriguent encore de nos jours la littérature et la culture occidentale. Dans une nouvelle traduction, Marie Cosnay nous donne à lire le texte d’Ovide comme un immense roman d’aventures."

"Magique est la dernière métamorphose des Métamorphoses, sous la nouvelle apparence que leur confère la traduction remarquable de Marie Cosnay." Bertrand Leclair, Le Monde.

Préface d’Hélène Vial.

Postface de Marie Cosnay.

 

 

mardi 8 septembre 2020

Polifemo

Nous connaissons tous Georg Friedrich Haendel ; peut-être ne connaissons-nous pas tous Giovanni Battista Bononcini, son contemporain et rival, auteur d'un Polifemo (1702), dont l'Ensemble 1700, dirigé par Dorothee Oberlinger, nous offre aujourd'hui une version chez Deutsche harmonia mundi.

Voici ce que François Hudry nous en apprend...


"Principal rival de Haendel à Londres au début du XVIIIe siècle, Giovanni Battista Bononcini ne connaît pas la postérité de son collègue allemand. Pourtant, ses Griselda, Crispo et Astarto connurent d’éclatants succès. L’impitoyable Temps n’a retenu qu’Haendel dans ses filets, reléguant les opéras de Bononcini dans l’ombre.

Son Polifemo créé en 1702 à la cour de Prusse n’est pas un opéra stricto sensu, mais une vaste serenata durant une heure et demie. Son librettiste a eu l’idée de mélanger deux intrigues : l’histoire d’Acis et Galathée jalousée par le cyclope Polyphème et la mésaventure de Scylla et Glaucus aimé aussi de Circé, soit deux triangles amoureux réunis en un seul ouvrage. Dans cette partition, Bononcini n’a pas grand-chose à envier à son rival allemand grâce à une inventivité constante et à un grand sens mélodique.
Ressuscité tout d’abord en allemand en 1944, ce Polifemo a été enregistré en 1987 par René Jacobs et représenté depuis en version scénique. Cette nouvelle réalisation a été enregistrée lors des concerts présentés dans l’orangerie du château de Sans-Souci, à Postdam, en juin 2019 sous la direction de Dorothee Oberlinger, à la tête de l’Ensemble 1700 qu’elle a fondé en 2002 et, par ailleurs, directrice du Festival de Potsdam. On ne peut que souligner la qualité de cette exécution, grâce à une distribution vocale irréprochable soutenue par une approche instrumentale et stylistique extrêmement soignée." © François Hudry/Qobuz

Que ce soit aussi pour nous l'occasion de lire ou de relire la version qu'Ovide donne des faits dans ses Métamorphoses (XIII, 719 - XIV, 75)...

dimanche 30 août 2020

"Auguste" par Philippe Le Doze

Je vous annonçais naguère la parution, aux éditions Fayard, de l'Ovide de Xavier Darcos ; je vous annonce aujourd'hui pour le 15 septembre la parution, aux éditions Ellipses, de l'Auguste de Philippe Le Doze.


Qui m'annoncera le débat entre Xavier Darcos et Philippe Le Doze ? Je réserve mon billet...

                             

"Auguste (27 avant notre ère/14 de notre ère) est le premier prince romain. Traditionnellement présenté comme froid, calculateur, manipulateur et hypocrite, parfois comme un caméléon, il s'avère être une personnalité infiniment plus complexe. C'est en homme providentiel, en instrument des dieux, qu'Auguste a souhaité se présenter. Celui qui accrut l'empire romain comme personne ne l'avait fait jusque-là fut par ailleurs le créateur d'un régime nouveau, le Principat, destiné à vivre jusqu'à la fin de l'Empire romain. Il est en même temps à l'origine d'une restauration destinée à répondre à une crise multiforme, tout à la fois politique, religieuse et morale. Enfin, Auguste fit de Rome une véritable capitale d'empire, capable de rivaliser, par sa splendeur, avec les cités grecques. Cette biographie suggère que, tout en ayant été le père d'un régime de nature monarchique, Auguste fut aussi et surtout un prince républicain, un homme toujours soucieux d'ancrer ses nombreuses réformes dans la tradition romaine, posture qui n'interdisait en rien l'innovation. Mieux encore, c'est le portrait d'un homme soucieux des attentes parfois contradictoires de ses contemporains qui se dessine : Auguste a su se glisser dans les plis d'un costume dont il ne fut pas seul maître du patron."


 

vendredi 28 août 2020

Narcisse et Echo

On connaît bien la fable de Narcisse et un peu moins bien celle d'Echo. Mais qui connaît le Narcisse et Echo composé en 1911 pour les Ballets russes par Nikolaï Tcherepnine ?

Et d'ailleurs, qui connaît Nikolaï Tcherepnine ? Voici donc, pour commencer, ce que nous apprend de lui Jean-Charles Hoffelé dans le numéro d'ARTAMAG' du 23 novembre 2014.

"Diaghilev lui devra l’un des premiers succès de sa compagnie avec Le Pavillon d’Armide, il sera son chef d’orchestre attitré pour plusieurs saisons, et produira un ballet magnifique, anticipant par le style, les procédés, presque le sujet, Daphnis et Chloé de Ravel : Narcisse et Écho, créé à Monte-Carlo, juste une année avant que Paris ne voit le chef-d’œuvre de Ravel.


          Narcisse, de Michel Fokine. Musique de Nicolas Tcherepnine. Décors et costumes de Léon Bakst.

Nikolaï (ou Nicolas) Tcherepnine a aujourd’hui totalement disparu dans l’ombre de son fils, Alexandre, injustice que le disque répare peu à peu. Élève de Rimski-Korsakov, passé maître dans l’art de la couleur orchestrale, fer de lance de ce que l’on a nommé « Les Grands épigones », cercle de compositeurs réunis autour de Rachmaninov, il laissera un catalogue varié, mariant les styles français et russes seulement dans ses opus symphoniques. Car retourné au piano, c’est la seule Russie qui habite ses portées, et plus encore, texte oblige, dans ses admirable mélodies, tout compte fait le meilleur de sa création.

Sensible au symbolisme, il s’attache à la poésie de Konstantin Balmont. Sa Suite océanique, cycle composé d’après les Incantations de Balmont, écrit en 1917, est une manière de chef-d’œuvre sans équivalent dans le répertoire vocal russe, entre déclamation et chant, mais boudé par les chanteurs de son pays natal ; Tcherepnine fut, comme Rachmaninov ou Medtner, un exilé, mais demeuré à Paris, resté en quelque sorte hors des circuits, prisonnier de l’Occupation ; disparu en 1945, période propice à l’oubli, il se vit refuser la postérité qui échut à ses amis."

Et pour continuer, voici un large extrait de l'oeuvre, proposé sur les ondes de France Musique le 27 août dernier par Emilie Munera dans l'émission En pistes ! 

https://podcasts.apple.com/fr/podcast/chef-d%C5%93uvre-oubli%C3%A9-narcisse-et-echo-nikola%C3%AF-tcherepnin/id914583756?i=1000489308031 

L'extrait d'une quinzaine de minutes commence à 1h 5'5''.

Bonne écoute, et merci à Emilie de nous avoir fait découvrir cette oeuvre rare...

 

lundi 24 août 2020

Des sirènes à Aubusson-d'Auvergne

Ovide nous apprend que les sirènes sont les compagnes de jeu de Proserpine métamorphosées en femmes-oiseaux (Métamorphoses, V, 552-563). Alors qu'elle voulaient parcourir les mers à la recherche de leur camarde disparue, elles demandèrent des ailes aux dieux pour voler au-dessus des eaux, et obtinrent satisfaction ; et pour garder leur belle voix, elles conservèrent leur haut humain. Car les sirènes antiques ne sont pas des femmes-poissons...

Que nous apprend le quotidien La Montagne dans son numéro du 21 août, sous la plume de François Jaulhac ? Voici...

                             

Une vingtaine de sirènes, venues de toute la France, attendues le 29 août au lac d'Aubusson-d'Auvergne (Puy-de-Dôme)

Pour la cinquième année, Laurianne baptisée « Princesse Kawaii », organise aussi une Rencontre sirène en Auvergne, qui aura lieu le samedi 29 août, au lac d’Aubusson-d’Auvergne. Photo T.E.L.I concept 

La passion des sirènes, des princesses et des costumes, Laurianne Gallego l’a contractée toute petite. Et elle ne l’a jamais quittée. « J’ai toujours aimé cet univers-là. Quand j’étais petite, je jouais à la sirène dans la piscine de mes grands-parents, avec un brassard dégonflé pour faire la queue », sourit la jeune femme.

Devenue adulte, elle n’a pas pour autant remisé ses costumes, au point d’en faire son métier. Ou comment passer d’un rêve de petite fille à la réalité, mâtinée d’entrepreneuriat et de sport.

En tissu et silicone

Sa première nageoire date d’il y a 7 ans, à l’âge de 16 ans, « toute en tissu, réalisée par une copine créatrice », décrit-elle. Depuis, Laurianne en a ajouté une dizaine, dont une entièrement en silicone ou une autre en tissu dôtée d’une monopalme en silicone. « Lorsque je fais des performances terrestres, le tissu est plus léger », poursuit-elle. Car pour elle, il n’est plus simplement question de déguisement pour son seul plaisir. Habilleuse dans le monde du spectacle, elle a en effet lancé son entreprise spécialisée dans l’événementiel, voilà deux ans, qui propose notamment des animations avec des costumes de princesses et de sirène pour tous types d’événements (festival, anniversaires…).

Une vingtaine de sirènes et tritons attendus

Et l’engouement se vérifie, au point que Laurianne a perfectionné sa pratique du « mermaiding » (de mermaid, sirène en anglais ou l’art de nager en sirène) avec des entraînements dans les piscines de la région, la maîtrise de l’apnée ou sa participation au concours de Miss Mermaid France.

Pour la cinquième année, Laurianne baptisée « Princesse Kawaii », organise aussi une Rencontre sirène en Auvergne, qui aura lieu le samedi 29 août, au lac d’Aubusson-d’Auvergne. Une vingtaine de sirènes et leurs alter ego masculins, les tritons, sont attendus de toute la France. De quoi proposer, dès 10?h?30, des animations pour les participants (shooting photo, tournage d’un clip et nage en costume) comme pour le public, invité à suivre des cours sur le mermaiding.

Pratique sportive

Une pratique que Laurianne souhaite développer, elle qui fut la première à se faire sirène en Auvergne, en proposant des cours. Car elle insiste, notamment sur la dimension sportive de sa pratique, mêlant natation synchronisée, sport et apnée.

Le mermaiding ne se pratique pas n’importe comment. Il y a des apnées longues et répétées. On peut se blesser très vite

Sirène confirmée, elle, Laurianne ambitionne ainsi de former une nouvelle génération de nageuses, tout en bouclant aussi l’un de ses rêves : nager régulièrement en aquarium. Atypique pour une sirène… mais comme le sont les rêves d’enfant.

François Jaulhac
francois. jaulhac@centrefrance.com

https://www.lamontagne.fr/aubusson-d-auvergne-63120/actualites/une-vingtaine-de-sirenes-venues-de-toute-la-france-attendues-le-29-aout-au-lac-d-aubusson-d-auvergne-puy-de-dome_13825802/?fbclid=IwAR2pnLP9McMLNGDgZNtVDfeQch7ltDKxf0lMaUTgW3nDT8mlh6xhQeeZPks 

La balade vous tente ? Soit... Mais n'oubliez pas vos palmes, votre tuba et... votre masque !

Et merci à Hélène, grande amie d 'Ovide, d'avoir publié l'information...