jeudi 11 juillet 2019

La Grande Oreille

Je découvre, grâce à Hélène Vial, une grande amie d'Ovide, la revue La Grande Oreille, revue spécialisée dans les arts du récit, dont le dernier numéro (n°76) est consacré aux Métamorphoses...

 
Les Métamorphoses d’Ovide sont un monde d’histoires et l’histoire du monde.
Ce foisonnant poème épique, fondateur de notre culture occidentale, ne cesse d’irriguer notre imaginaire. Cruels et sensuels, ces récits de transformation où se mêlent les dieux et les hommes ne peuvent s’effacer de l’esprit.

Au sommaire de ce nouveau numéro :
Dossier : Ovide conteur
Société : Le Good Chance Theatre
Atelier : Avoir du style
La Petite Oreille : Expressions imagée

Et en bonus,  un entretien avec Clélia Tavoillot, conteuse et conceptrice du spectacle "Dans le jardin des dieux", consacré aux métamorphoses végétales.
Pour lire l'entretien : http://lagrandeoreille.com/conter-les-metamorphoses#more-18639

Merci Hélène !...

mercredi 10 juillet 2019

Limoges (I)

Je vous propose aujourd'hui une promenade limousine sur les traces d'Ovide, traces que nous allons trouver sans grande difficulté au musée national Adrien Dubouché, musée de la céramique.


L'établissement doit son nom à celui qui fut son directeur à partir de 1865 et qui eu l'idée aussi simple que géniale d'installer l'école d'art qu'il fonda en 1868 dans le même bâtiment que le musée "afin que les collections servent de source d’inspiration pour les artistes et les artisans qui allaient intégrer les manufactures porcelainières alors en plein essor".

Très à l'honneur dans les collections, la déesse Vénus...
La voici tout d'abord surprise à sa toilette par le photographe - elle ne s'y attendait vraiment pas...

Biscuit de porcelaine dure / Manufacture Peullier (vers 1850-1890) / Paris, 1867

A proximité, Cupidon, dans cette Offrande à l'Amour...

Biscuit de porcelaine dure / Manufacture Locré-Russinger, Paris, 1772-1797

Et pour faire bon poids, Vénus et Cupidon...

Biscuit de porcelaine dure / Manufacture Locré-Russinger, Paris, 1772-1797

La section historique du musée nous propose, entre autres poteries grecques, cette magnifique amphore où l'on reconnaît Dionysos entre deux femmes...

Terre cuite à décor de figures noires / Entourage du peintre d'Antiménès / Athènes, vers 520 av. J.-C.

Un grand bond en avant nous conduit dans l'Italie du XVIe s. Evidemment, nous avons allègrement sauté par dessus la porcelaine de Chine, pays qui a pourtant vu naître cet art - mais qui n'est ni terre ovidienne ni terre métamorphique...

Pour me faire pardonner cette lacune, voici un plat orné d'une femme jouant de la viole et devant lequel - laquelle ? - je suis tombé en extase...

Faïence stannifère / Décor de grand feu et lustre métallique /  Deruta / 1er tiers du XVIe s.

Et s'il s'agissait d'Eurydice déplorant la mort d'Orphée ?...

Continuons par une énigme, c'est-à-dire une coupe sans cartel...


Au centre, j'y devine les neuf Muses entourant Apollon. Quant aux autres personnages - des poètes couronnés de laurier, me semble-t-il - je ne me hasarderai pas à les identifier. Je me contenterai de supposer que l'un d'eux est notre cher Naso...







samedi 6 juillet 2019

Les Métamorphoses à Genève

Métamorphoses
Salles permanentes
10 mai 2019 - 16 février 2020
Musée d’art et d’histoire


L’ouvrage parangon d’Ovide Les Métamorphoses constitue un riche sujet pour une présentation thématique des collections beaux-arts en lien avec l’Antiquité. Ce long poème imprègne profondément la culture occidentale, tant au niveau littéraire qu’iconographique, mais il invite aussi à interroger le processus créatif.
Plusieurs thèmes seront abordés dans la salle 15 à travers les œuvres des collections, de l’art ancien à l’art contemporain : le monde en création et en constante mutation ; le désir comme origine des métamorphoses ; la métamorphose comme « entre-deux » qui, comme l’art, remodèle indéfiniment l’espace et le temps. Centrée sur la fortune d’Ovide à l’âge moderne, la salle 23 accueillera un ensemble de gravures des XVIe et XVIIe siècles donnant à voir la richesse des inventions formelles et des interprétations morales et philosophiques suscitée par les Métamorphoses



Métamorphoses

Dans le cadre de la Saison Antique, le MAH propose une présentation autour du célèbre texte d’Ovide.

À l’étage des Beaux-Arts, les chefs-d’œuvre de Ferdinand Hodler ont retrouvé leur place au sein du nouvel accrochage des collections modernes, après l’étape bernoise de l’exposition Hodler//Parallélisme. Dans cette salle «revisitée», les paysages du peintre suisse sont mis en regard de ses grandes compositions symboliques. Les salles 15 et 23, désormais réservées à des accrochages temporaires d’œuvres des collections d’arts plastiques, font écho à la Saison antique avec une présentation consacrée à la riche postérité visuelle d’un des chefs-d’œuvre de la littérature antique, les Métamorphoses d’Ovide.


«Je me propose de dire les métamorphoses des formes en des corps nouveaux.» Par cette formule concise, Ovide ouvre l’ample poème épique des Métamorphoses, dont les quelque douze mille vers, composés au Ier siècle après J.-C., relatent l’histoire mythique du monde, du chaos originel à l’apothéose de Jules César et au principat d’Auguste. Plus de deux-cent-trente récits tissent un entrelacs fascinant et complexe, dans lequel prolifèrent les lieux, les temporalités et les transformations diverses subies par les protagonistes. Le poème reflète un monde où la métamorphose, au-delà de sa fonction poétique, se révèle comme le principe même qui régit l’univers: «Tout change, rien ne périt.» Mutations stellaires, végétales, minérales et animales, Ovide excelle dans la narration de ces transitions d’une inépuisable variété.


Métamorphoses «métamorphosées»: à l’image des formes sans cesse changeantes du poème, les interprétations plastiques de l’œuvre d’Ovide n’ont cessé de se renouveler, multipliant les variantes iconographiques. Par le nombre de ses éditions, souvent illustrées, et de ses réécritures, traductions et commentaires, sources de nouvelles interprétations, cet inépuisable réservoir de sujets mythologiques a en effet connu une postérité extraordinaire, de l’Antiquité à nos jours. Au sein de ce corpus visuel abondant, la sélection d’œuvres de la collection du MAH présentées en salle 15 s’attache à mettre en valeur plusieurs thématiques: le monde en création et en constante mutation; la figure de Bacchus, dieu par excellence des transformations; le désir et la violence, au cœur des transfigurations; la temporalité fugace de la métamorphose.
Réservée aux arts graphiques, la salle 23 se concentre sur un ensemble de gravures des XVIe et XVIIe siècles, dues pour la plupart au génie inventif du peintre, dessinateur et graveur Hendrick Goltzius (1558-1617). Ses compositions foisonnantes et savamment élaborées dévoilent un corps humain en constante transformation. De manière complémentaire, les deux volets de cet accrochage rendent manifeste la complexité des relations entre représentation visuelle et littéraire, image fixe et mouvante du mythe.
Ce texte est tiré du MAHG, magazine du Musée d’art et d’histoire, paru en janvier 2019.

dimanche 30 juin 2019

Métempsycose...

Voici la preuve irréfutable que la doctrine de la transmigration des âmes, autrement appelée 'métempsycose', doctrine soutenue par Pythagore et, semble-t-il, adoptée par Ovide, est vraie !...
Nous en devons la preuve à Alain et à Isabelle, preuve étayée par une photographie...
Poisson-Nason, au long nez, naturellement...

 Se pêche-t-il dans les eaux de la mer Noire ?...

dimanche 23 juin 2019

Ovide à Piquecos


Connaissez-vous le château de Piquecos ?
Le voici, fièrement dressé sur son promontoire et regardant, du haut de ses quatre tours d'angle et de ses six siècles, les collines vallonnées du Tarn-et-Garonne...


Il accueillit des hôtes royaux : Louis XI, Henri de Navarre, François Ier, Louis XIII. Mais si je vous le présente aujourd'hui, c'est parce qu'il abrite quelques magnifiques peintures inspirées par l'oeuvre du royal poète qui nous est cher...

Ces peintures, qui datent du XVIIe s., ornaient primitivement le plafond et les murs du Cabinet de l'Amour. En voici le plafond...


Au centre, vous avez reconnu un grand classique du genre...


Le jugement de Pâris... Le bonnet phrygien du berger, le caducée d'Hermès et le casque d'Athéna ne laissent aucun doute - la pomme est moins visible...
Autour, quelques allégories, que vous aurez le plaisir d'identifier lorsque vous irez sur place...

Je vous ai aussi parlé des murs, ornés de panneaux peints. Neuf d'entre eux se retrouvèrent, au XVIIIe s., au plafond du Cabinet de l'Amour, qui avait alors été agrandi.
Le tout fait, certes, un peu fouillis ; c'est qu'il fallait positionner sur un plafond des lambris qui avaient été conçus pour orner un mur. La tâche n'était pas simple... Mais ne boudons pas notre plaisir de retrouver tout là-haut Aphrodite et Eros...


ou L'enlèvement d'Europe...


Et comme il restait encore seize panneaux - mais si ! -, ils furent installés au plafond d'une chambre contiguë au Cabinet...
On y découvre, parmi de nouvelles allégories, une Danaé séduite, une Chasse de Méléagre et un superbe Pyrame et Thisbé : l'épée, les mûres, la lionne, le foulard, rien n'y manque...


A vous d'identifier le reste et de proposer à l'occasion votre interprétation - car toutes les identifications proposées ne sont pas également convaincantes...
Il ne vous reste plus qu'à vous mettre en route pour le Tarn-et-Garonne, non sans avoir pris contact avec la maîtresse de céans, Marie Viguier, qui se fera un plaisir de vous faire découvrir les trésors picturaux et architecturaux de son château.

Bonne balade !...

https://www.chateau-piquecos82.com/
05 63 30 29 11
06 75 07 01 47


lundi 17 juin 2019

Il est arrivé !...

Oui ! Le numéro 29 de la revue Anabases est arrivé !



Jamais son sous-titre n'avait été plus mérité, puisqu'il est, entre autres, question, cette fois-ci de la réception d'Ovide au Moyen Age et à l'époque moderne : il s'agit des actes de la journée d'étude coorganisée en octobre 2017 par Cristina Noacco, maître de conférences de littérature médiévale à l'université Toulouse - Jean Jaurès, et moi-même.


En voici la table des matières pour la partie médiévale...


Et pour la partie moderne...


Si vous souhaitez vous le procurer, sachez qu'il sera bientôt disponible sur le site des éditions de Broccard (http://www.deboccard.com/fr/528_anabases-traditions-et-rception-de-lantiquit).
Et, pour vous consoler de devoir attendre, admirez les belles images fournies par Anneliese Pollock Renck et Ana Paula Rebelo Correia pour illustrer leur propos...



dimanche 16 juin 2019

Enivrez-vous !...

On se souvient de ces deux vers des Tristesses :

     "Là où pousse la vigne, le sarment porte un bourgeon,
          Mais la vigne pousse bien loin de chez les Gètes."
                                                                             (III, 12, 13-14)

Est-ce exact ?... Peut-être. Mais alors, il faudra croire au miracle des larmes changées en vin...
Et se dire que les larmes d'Ovide n'étaient pas des larmes amères...



Sans aller vendanger sur les terres gètes, nous pouvons nous enivrer au Vieux Planty, mis en bouteille au château par Ovide et ses fils...
La preuve est donc établie que Naso n'avait pas qu'une fille...
Merci à Isabelle, une grande amie d'Ovide, pour l'information !



dimanche 9 juin 2019

La Nuit européenne des musées au musée Bonnat-Helleu...

Voici quelques photographies prises le samedi 15 mai, lors de la Nuit des musées, dans le patio du musée Bonnat-Helleu de Bayonne.

                                                                            © Bayonne, musée Bonnat-Helleu / cliché : A. Vaquero
Au violon, Lucie Laricq !...
Au hautbois, Agnès Demeulenaere !...
Et sur le pupitre, une partition de Benjamin Britten, transcrite pour violon et hautbois, les "Six Métamorphoses d'après Ovide".

Au centre du patio, pour faire vivre les extraits des Métamorphoses, Raphaël Lambert...

                                                                                               © Bayonne, musée Bonnat-Helleu / cliché : A. Vaquero

Sur un des côtés, six esquisses de Rubens que conserve le musée, inspirées pour la plupart des Métamorphoses d'Ovide : Apollon et Daphné, Pan et Syrinx, Scylla et Glaucus, Amour et Psyché, Diane et Endymion, La découverte de la pourpre.

                                                                                                                         © Bayonne, musée Bonnat-Helleu / cliché : A. Vaquero

Et sur un autre côté, neuf photographies de Jean-Luc Ramond, d'après les Métamorphoses...


                                                                                                                         © Bayonne, musée Bonnat-Helleu / cliché : A. Vaquero

Jeunes et moins jeunes se pressent au centre du patio et prennent le temps d'admirer les esquisses...

                                                                                                                          © Bayonne, musée Bonnat-Helleu / cliché : A. Vaquero

Une bien belle soirée que celle de la Nuit des musées...
Grand merci à Benjamin Couilleaux, conservateur du musée Bonnat-Helleu, à Marie Clarac, attachée de conservation, responsable du service des publics et organisatrice de la soirée, à Alexandra Vaquero, à qui nous devons le reportage inspiré auquel j'ai emprunté les photographies de cette page, et à tout le personnel du musée.

                                                                                                                         © Bayonne, musée Bonnat-Helleu / cliché : A. Vaquero



dimanche 12 mai 2019

Tous à Bayonne !...

Et si nous nous retrouvions tous à Bayonne samedi prochain pour la Nuit des Musées ?
Je vous donne rendez-vous à partir de 18h et jusqu'à 23h au musée Bonnat-Helleu pour une soirée métamorphique où vous pourrez voir six esquisses de Pierre Paul Rubens...

Pierre Paul Rubens, Pan et Syrinx

Vous pourrez aussi y entendre de la musique ainsi que des extraits des Métamorphoses...
J'allais oublier... Vous y verrez aussi quelques photographies...
Au plaisir de vous y retrouver !


samedi 11 mai 2019

Constantza

Ovide y a vécu il y a plus de deux mille ans, à l'époque où elle s'appelait Tomes.
Les photographes du collectif 'Vertige' l'ont parcourue et nous en ont rapporté une belle moisson d'images...
A découvrir à partir de mardi prochain, 14 mai, à l'Espace Bonnefoy...


samedi 4 mai 2019

Un scoop !

Vous pensiez sans doute, tout comme moi, que l'infortuné Icare était tombé dans la mer qui porte son nom, c'est-à-dire, dans la mer Icarienne, en mer Egée, au sud-est de la Grèce... Eh bien, détrompez-vous ! Icare est tombé en Sicile, à Agrigente, dans la vallée des temples.
La preuve ? C'est Marie, une grande amie d'Ovide, qui nous l'envoie ; qu'elle en soit vivement remerciée...

vendredi 3 mai 2019