dimanche 13 octobre 2019

Ovide et Montaigne

On se souvient des multiples citations de Sénèque qui émaillent les Essais de Montaigne. Mais on se doute peut-être moins de la fréquence avec laquelle Ovide y est mentionné, de l'importance que le penseur accorde au poète.
Pour nous le rappeler, rien ne vaut un retour aux sources. Je vous propose de le faire en compagnie de Jo Lavie, professeur de français à la retraite, qui a entrepris de transposer en français moderne des extraits des Essais. Merci à elle de m'avoir amicalement autorisé à reproduire ici ceux qui concernent Ovide.



Tome I, chapitre XXVI
Mon premier amour pour les livres, je le dois au plaisir que j’eus à lire les Métamorphoses d’Ovide. Car aux environs de sept ou huit ans, je renonçais à tout autre plaisir pour celui de les lire, d’autant plus que cette langue était comme ma langue maternelle, que c’était le livre le plus facile que je connusse, et le plus adapté à mon âge par son contenu. 
Car des Lancelots du Lac, des Amadis, des Huons de Bordeaux, et tel fatras de livres à quoi l’enfance s’amuse, je n’en connaissais pas seulement le nom.

Tome II, chapitre X
Parmi les livres simplement agréables, je trouve chez les modernes : le Décaméron de Boccace, Rabelais, et les Baisers de Jean Second (si on peut les mettre dans cette catégorie) méritent qu’on y consacre un peu de temps. Quant aux Amadis et aux écrits de ce genre, ils n’ont même pas eu de succès auprès de moi dans mon enfance. Je veux dire encore ceci, audacieusement ou témérairement : ma vieille âme un peu lourde ne se laisse plus volontiers chatouiller par les charmes non seulement de l’Arioste, mais même par ceux du brave Ovide ; sa facilité et ses inventions, qui m’ont ravi autrefois, c’est à peine si elles me parlent encore maintenant.
Tome II, chapitre XII
Remarquons d’ailleurs que nous sommes le seul animal dont la nudité offense ses semblables, et le seul qui doit se cacher de ceux de son espèce pour satisfaire ses besoins naturels. C’est aussi un aspect digne de considération que ceux qui sont les maîtres en la matière prescrivent comme remède aux passions amoureuses la vue entière et libre du corps convoité, et prétendent que pour refroidir l’affection, il n’est besoin que de voir librement ce que l’on aime :
Qui découvre au grand jour les secrètes parties du corps de l’être aimé,
sent sa passion s’éteindre au milieu des transports.
Ovide, Remèdes à l'amour, 429
***
On raconte aussi l’histoire d’un dragon amoureux d’une fille, celle d’une oie éprise d’un enfant, dans la ville d’Asope, et d’un bélier faisant sa cour à la musicienne Glaucia. Et l’on voit couramment des singes furieusement épris d’amour pour des femmes, et l’on voit aussi certains animaux mâles s’adonner à l’amour de leurs congénères du même sexe.
Quelques exemples montrent le respect que les animaux attachent à la parenté lors de leurs mariages, mais l’expérience nous montre bien souvent le contraire :
La génisse n’a pas honte de se livrer à son père,
Et la pouliche au cheval dont elle est née ;
Le bouc s’unit aux chèvres qu’il a engendrées,
Et l’oiselle à l’oiseau qui lui donna le jour.
Ovide, Métamorphoses, X, 325
***
Et que dire de l’intelligence de Pygmalion, si troublé par la vue de sa statue d’ivoire qu’il l’aime et la courtise comme si elle était vivante !
Il la couvre de baisers et croit qu’elle y répond ; il la saisit, l’embrasse, il croit sentir
son corps fléchir sous ses doigts ; il craint, en la pressant, de laisser une empreinte livide.
Ovide, Métamorphoses, X, 243-245

Tome III, chapitre IV
Atalante, jeune fille d’une beauté extrême et d’une étonnante agilité, fit savoir à la foule des soupirants qui la demandaient en mariage qu’elle accepterait celui qui l’égalerait à la course, mais à la condition que ceux qui n’y parviendraient pas en perdraient la vie, et plus d’un estimèrent que le prix valait la peine de courir le risque de ce cruel marché. Hippomène, ayant à faire son essai à son tour, s’adressa à la déesse patronne de cette amoureuse ardeur, l’appelant à son secours ; celle-ci, exauçant sa prière, le munit de trois pommes d’or, et lui enseigna comment s’en servir. Le départ de la course une fois donné, quand Hippomène sentit sa maîtresse sur ses talons, il laissa échapper, comme par inadvertance, une des pommes, et elle, captivée par la beauté de l’objet, ne manqua pas de se détourner pour la ramasser :
La fille est saisie d’étonnement, et conquise par le fruit brillant,
Se détourne de sa course, et ramasse cet or qui roule.
Ovide, Métamorphoses, X, 666-667
Il en fit autant, au bon moment, avec la deuxième et la troisième, jusqu’au moment où, grâce à cette ruse et cette diversion, l’avantage de la course lui fut acquis.

Tome III, chapitre V
Lucullus, César, Pompée, Antoine, Caton et d’autres grands hommes ont été cocus et l’apprirent sans que cela fasse grand bruit. Il n’y eut en ce temps-là que ce sot de Lépide qui en mourut d’angoisse. Et le dieu de Virgile [Vulcain], quand il surprit sa femme avec l’un de ses compagnons [le dieu Mars], se contenta de leur faire honte,
Et l’un des dieux, et non des plus austères, aimerait encourir un pareil déshonneur.
Ovide, Métamorphoses, IV, 187-188

Tome III,  chapitre XIII
Jeune, je me suis prêté autant licencieusement et inconsidérément qu’un autre au désir qui me saisissait.
Et j’ai combattu non sans gloire
Horace, Odes, III, 26, 2
mais plus toutefois, en durée et en constance qu’en saillie [exploits] :
Je me souviens à peine d’y être allé six fois
Ovide, Amours, III, 7, 26.
a
[Allusion aux rapports sexuels dont Christophe Bardyn dit qu’ils étaient brefs pour Montaigne en raison de la petite taille de son sexe. « Six fois », c’est quand même un exploit ! ]
Certes, il m’est pénible, mais extraordinaire aussi, de confesser combien j’étais jeune quand je me suis trouvé pour la première fois soumis à Cupidon ! Ce fut vraiment par hasard, car c’était bien avant d’avoir l’âge de savoir ces choses et d’être capable de choisir. Les souvenirs que j’ai de moi-même ne remontent guère aussi loin... [Selon certains, il insinuerait avoir été caressé et masturbé par sa nourrice.] Et l’on peut joindre mon sort à celui de Quartilla qui ne se souvenait pas d’avoir été vierge.

N. B. : Les passages entre crochets droits sont des ajouts de Jo Lavie.

vendredi 11 octobre 2019

Clytie à Lachapelle...

Qui l'eût cru ? La terrible histoire de Clytie aurait pour théâtre non pas le lointain Orient, comme l'écrit Ovide, mais les doux coteaux de la proche Lomagne...
 
Regardez la nymphe, entourée de ses soeurs, toutes métamorphosées en tournesol...


Voyez comme sa tête est lourde, comme elle l'incline pesamment vers le sol...
Elle qui passait ses journées à suivre des yeux la course de Phébus, le dieu Soleil, dans son char de lumière, elle lui tourne désormais le dos...


C'est qu'elle a trop souffert par lui. Rappelez-vous...
Le Soleil l'avait aimée puis s'était détourné d'elle au profit de la belle Leucothoé. Espérant retrouver son amant une fois sa rivale évincée, Clytie révèle à Orchamus, le père de Leucothoé, que sa fille s'est unie à Phébus. Le père punit sa fille en l'enterrant vivante, punition d'autant plus injuste que Leucothoé avait subi le viol du Soleil...
Mais la disparition de sa rivale ne permet pas à Clytie de retrouver l'amour de Phébus : il continue à parcourir le ciel sur son char, plein de ressentiment pour la nymphe... Voilà pourquoi elle se consume, se dessèche, se réduit à l'état de tige dure, voit ses bras devenir feuilles fanées. Elle finit par implorer les dieux de la délivrer de son triste sort...

Mais, que vois-je ?...
Ne serait-ce pas Phébus en personne qui approche sur son char et dans un nuage de fumée - ou de poussière ?


Celui dont l'infidélité t'avait fait mourir une première fois, Clytie, va exaucer ta prière et te soustraire à ton insupportable souffrance. Tu rejoindras ainsi dans la mort la longue cohorte des amantes malheureuses...

Phébus t'a prise dans ses bras...


T'a soulevée avec délicatesse...


Sans parvenir à retirer de ton coeur, aujourd'hui desséché mais naguère encore saignant, la flèche cruelle qu'y avait plantée Cupidon...


Repose en paix, Clytie, et puisse ta triste fin détourner tes jeunes compagnes des amours inaccessibles...


PS : Merci à Jean-Jacques, agriculteur à Lachapelle, qui m'a accueilli à bord de sa moissonneuse...




mercredi 9 octobre 2019

Tendez l'oreille à l'Olympe !...

Depuis quelques semaines Christophe Dilys, producteur de l'émission de France musique "Tendez l'oreille !", nous invite chaque samedi matin à 10h52 à faire pendant quelques minutes un tour sur l'Olympe - comprenez à écouter de la musique inspirée par la mythologie grecque...

https://www.francemusique.fr/emissions/tendez-l-oreille

Il a commencé le 21 avec "Les faunes et la musique"...
https://www.francemusique.fr/emissions/tendez-l-oreille/tendez-l-olympe-les-faunes-et-la-musique-75840


Continué le 28 avec "Prométhée et les créatures du feu"...
https://www.francemusique.fr/emissions/tendez-l-oreille/tendez-l-oreille-du-samedi-28-septembre-2019-75984



Le 5 octobre avec "Les Muses Euterpe et Terpsichore"...
https://www.francemusique.fr/emissions/tendez-l-oreille/tendez-l-oreille-du-samedi-05-octobre-2019-76240


Et samedi prochain, Christophe, à quoi aurons-nous droit ?...

mercredi 2 octobre 2019

Narcisse et Echo à la Biennale de Toulouse

Narcisse et Echo se donnent en spectacle aujourd'hui, mercredi 2 octobre (21h), et demain, jeudi 3 (19h), à Toulouse, au Théâtre de la Cité. Merci à Anne-Marie de me l'avoir rappelé...

 

"Narcisse et Écho ne sera pas un projet sur les sujets des selfies et du narcissisme. Il s’agit d’abord d’une histoire d’amour. Écho aime Narcisse, mais elle est condamnée à ne pouvoir que répéter les derniers mots qui lui sont adressés. Narcisse subit lui aussi un châtiment : il ne peut aimer que lui-même, et cet amour ne sera jamais satisfaisant. Tous les deux sont incapables de communiquer. La rencontre se refuse à eux, le nous est impossible. En fin de compte ils restent solitaires, renvoyés à eux-mêmes, complémentaires dans leur enfermement. C’est cette solitude profonde du moi que David Marton veut raconter. Le phénomène social du narcissisme, autant que celui de l’écho, sont des formes extrêmes de cette solitude. Aujourd’hui, nous ne sommes pas moins seuls qu’avant la révolution numérique."

Conception et mise en scène : David Marton
Scénographie : Christian Friedländer
Dramaturgie : Lucien Strauch, Barbara Engelhardt
Composition : Paul Brody, Michael Wilhelmi
Création sonore : Daniel Dorsch
Costumes : Valentine Solé
Assistanat mise en scène : Lisa Como
Avec : Thorbjörn Björnsson, Paul Brody (trompette), Vinora Epp, Marie Goyette, Michael Wilhelmi (piano)

https://labiennale-toulouse.com/index.php/js_events/narcisse-et-echo/

Bon spectacle !

mardi 1 octobre 2019

Apollo et Dafne

Le label Accent nous propose le CD d'une cantate de Johann Gottlieb Graun (1703-1771) inspirée de la fable d'Apollon et Daphné.


On y retrouve la soprano Hannah Morrison et le Main Barockorchester.
En voici un extrait : https://www.youtube.com/watch?v=FulfYBD96DQ
Vous avez aimé ?
En voici un autre : https://www.youtube.com/watch?v=HmM5vgh5gp0

Bonne écoute !...


dimanche 15 septembre 2019

Encore Lachapelle...

Je vous ai récemment parlé de Lachapelle et de sa chapelle...
Mais que n'ai-je pas découvert à quelques centaines de mètres de ce joyau baroque ? Quelque chose comme un conservatoire des Métamorphoses... Si, si... Jugez plutôt...
On y est accueilli par un Cyparissus ébouriffé - à moins qu'il ne fasse de grands gestes pour être le premier à recevoir votre visite...


Comme on pouvait s'y attendre, Apollon est tout près, ou du moins son laurier : guette-t-il l'occasion d'unir ses branches à celles de son jeune amant trop tôt disparu ?...


A peine plus loin s'élance un frêne majestueux. Sans doute abrite-t-il quelque Méliade, nymphe née de la terre fécondée par le sang d'Ouranos...


Ce n'est pas un arbre dont on fait les flûtes, non... Plutôt les lances ; celle d'Achille fut faite dans un frêne du Pélion, montagne de Thessalie. Mais, dites-moi : dans cet enchevêtrement de frondaisons, comment s'y prend-on pour faire une lance ?

Plus facile de cueillir un fruit au verger voisin...


Est-ce donc ici, Acontius, que tu cueillis la pomme dont tu fis cadeau à Cydippe pour la contraindre à te prendre pour époux ? Tu avais gravé dans ce beau fruit la phrase : "Je jure par le temple d'Artémis de me marier avec Acontius". Cydippe prend le fruit, lit à haute voix ; la voilà aussitôt solennellement engagée à celui qu'elle n'aime pas et qu'elle finira par épouser, pour honorer sa promesse...
Mais, me diront certains, Acontius n'a pas gravé sa formule dans un pomme mais dans un coing... Qu'à cela ne tienne : il n'y a qu'à se servir en coings...


Mon attention est soudain attirée par trois étranges personnages...


Où se hâtent-ils donc ? A n'en pas douter, ils vont faire cercle autour d'Orphée et se joindre à l'assemblée des grands arbres qui ont déjà pris place autour du poète...


Des sanglots semblent se faire entendre à proximité. Serait-ce quelque auditeur trop sensible au chant d'Orphée et incapable de contenir son émotion en entendant le récit de la mort tragique d'Adonis ou de celle de Myrrha ?
Mais non...
Il s'agit des filles du Soleil, les Héliades, qui pleurent la disparition de leur frère, l'infortuné Phaéton. Il avait obtenu de pouvoir conduire le char de son père sans savoir que ce qui devait faire son bonheur ferait sa perte. Le voici maintenant gisant au milieu de ses soeurs, qui pleurent leurs larmes d'ambre...


Voilà bien un jardin extraordinaire et dont je suis sûr qu'il réserve encore mille et un enchantements à qui sait y regarder de plus près...
Eh bien, je veux être celui-là !...
Et si vous ne me faussez pas compagnie, je vous ferai partager mes découvertes.
Car je ne pars pas d'ici !...



vendredi 13 septembre 2019

Métamorphoses à la Galerie Martine Aboucova


Vous êtes Parisien, résident ou de passage ?
Vous avez donc la chance de pouvoir découvrir METAMORPHOSES, la nouvelle et huitième exposition d'Angela Detanico et Rafael Lain à la Galerie Martine Aboucova (5 Rue Sainte-Anastase 75003 Paris / 7 septembre - 19 octobre 2019 / performance le 15 septembre, de 11h à 17h).


"Angela Detanico et Rafael Lain travaillent ensemble depuis 1996. Sémiologue et graphiste de formation, respectivement nés en 1974 et 1973 au Brésil, ils vivent et travaillent à Paris. Fascinés par ce qui dépasse l’homme et la compréhension du monde qui l’entoure, ils tirent d’une recherche scientifique, mathématique et littéraire des systèmes de représentation et d’écriture du temps, de l’espace, de la mémoire, de l'infini.
Après avoir travaillé à partir de textes plutôt scientifiques (Galilée, Copernic ou Ptolémée), ils abordent la littérature, la philosophie et la poésie avec un grand respect. Ainsi Gilles Deleuze, Paul Valéry, Virginia Woolf, James Joyce, Sapphô, Emilie Dickinson, Gertrude Stein et Jacques Roubaud apparaissent dans leurs oeuvres.
Ce projet autour de la transformation et de l'apparition rassemble un corpus d'oeuvres inédites, colorées, incarnées. La métamorphose des personnages chantée dans le chef-d'oeuvre d'Ovide est ici représentée dans des formes imprévues, délicates et très poétiques.
Des nymphes d'une grande beauté, des amours contrariées, des dieux envahis, des sentiments intenses, des destins bouleversés traversent et chorégraphient le champ de l'exposition. En résulte cependant un grand calme mêlant au silence et à la nuit des éléments universels très familiers : de la pluie, un arc en ciel, un laurier et un désir absolu de voler. Le tout se place sous la protection d'un soleil aveuglant et abstrait.
Comme l'auteur, les artistes mettent l’accent sur les causes du changement de forme ou sur le phénomène lui-même ou sur ses conséquences. Avec sa présentation de l'origine du monde et des êtres, Ovide offre à Detanico / Lain la possibilité d'un territoire où l'art du récit peut se conjuguer avec celui de l'ellipse."


vendredi 30 août 2019

Bacchus et Cérès à Lachapelle...

Dimanche dernier, on célébrait Bacchus et Cérès à Lachapelle. Je veux dire par là qu'était donné à Lachapelle un récital de piano.


Au programme figuraient les pièces "Bacchus" et "Cérès, ma fille", d'Alexandre Dupouy, compositeur et interprète de ses oeuvres.
Si vous souhaitez faire connaissance avec ce jeune musicien, voici :
Et voici pour découvrir son "Bacchus" :

Mais j'ai bien vu que votre regard était attiré par le décor du choeur... Et ce n'est pas sans raison : car si le village de Lachapelle porte ce nom, c'est parce que sa chapelle a quelque chose d'unique... Voyez plutôt :


Eh oui ! Qui s'attendrait à trouver au fin fond de la Lomagne cette merveille baroque ?
Et vous n'avez pas tout vu :

© https://www.lachapelle82.fr/

Une double galerie toute en courbes et contre-courbes... Ne se croirait-on pas dans un théâtre vénitien ?...
Allez voir sur place, et vous en jugerez par vous-même...
Ou suivez ces quelques liens...
Bon visionnage !...

https://www.lachapelle82.fr/presentation/ 
https://www.youtube.com/watch?v=iyZk-ljaENk
https://www.youtube.com/watch?v=A07kA_a_KJg

lundi 26 août 2019

Vulcain & Cie...

Si Patrick Pavan le veut bien, et si quelqu'une veut bien poser en Vénus, je fais la photo de Vénus dans la forge de Vulcain...




Frans Floris n'a qu'à bien se tenir...

Frans Floris (1519-1570) / Vénus dans la forge de Vulcain (1560)

En attendant, je vous invite à faire plus ample connaissance avec le photographe Pierre Beteille (https://www.pierrebeteille.com/) et avec le puissant plasticien Patrick Pavan (http://patrickpavan.fr/702-2/), qui peint, sculpte, soude et - c'est très impressionnant - burine...